Série YouTube « MTTVC »

Emotions Synesthètes présente la série « Même Toi Tu Vas Comprendre » (MTTVC). Il s’agit de vidéos de sensibilisation aux neurosciences à durée très courte, ils ne prétendent pas traiter les sujets de façon exhaustive mais engager le public dans la compréhension de notions basiques sur les thématiques abordées et pour approfondir les différentes thématiques de nombreuses vidéos seront mises en place.

 

Le premier épisode présente le concept de la Neurulation (développement cérébral).

Des sous titres sont disponibles en français, anglais, italien et portugais.

 

 

Le deuxième épisode aborde la sclérose en plaques avec le personnage fictif de Ali Hallyday, joueur de oud (luth oriental)

et a été financé par la SFR DN2M – le LiCEND et le FHU VasCog de Lille:

 

Le troisième épisode parle du conditionnement pavlovien et instrumental (thématique de psychologie cognitive) qui a reçu les prix « Coup de coeur du public » ainsi que « Le prix des lycéens » du Festival courts-métrages Doc’Up – Les Chercheurs font leur Cinéma:

 
 
 

Caroline Lemerle

La cruche joue un rôle important qu’il ne faut pas lui sucrer. Jauger l’intelligence de chacun est une pratique tout à fait habituelle, chargée en émotions. Il y a toujours en toile de fond la question de comment on se compare soi-même, à l’autre qu’on voit, même s’il n’est qu’en vidéo et ne viendra pas interagir. La cruche est sans prétentions aucune, et on la catalogue facilement moins savante et moins intelligente que soi. De par son attitude, disons qu’elle appelle a cela. Et ce n’est qu’au fil du temps que l’on peut réviser son jugement à l’aune de ce qu’elle dit. Le temps qu’on réalise qu’elle n’est pas si cruche, qu’elle n’en a que l’attitude, il s’est déjà passé quantité d’exposés, explications, pour lesquels la cruche a servi a deux choses:
– ce qu’elle démontre avoir compris, ne pas le comprendre soi-même est impensable (on a décrété qu’on comprenait mieux qu’elle), donc on met l’effort nécessaire quel qu’il soit,
– ce qu’elle démontre n’avoir pas compris du tout. Là où elle se montre totalement ignare, ceux qui auraient pu réagir comme elle sont repêchés par le fait que dans le scénario on rie de l’erreur, on arrive a des associations loufoques/absurdes qui marquent comme étant totalement incongrues (ex. les migrations dans le premier épisode sur la neurulation évoquent les oiseaux à pleins de gens, mais c’est pas cela / autre exemple, les maki à la souris).

La savante, pareil, en endossant un rôle qui est tout sauf indifférent, du fait qu’elle exprime constamment ses sentiments quand elle parle ou quand elle joue (agacement, impatience, mais aussi beaucoup d’énergie et de sympathie) empêche de s’ennuyer. Pour moi, les ingrédients du conditionnement à un apprentissage « par absorption » sont là, et met d’autant plus de responsabilité sur les actrices pour soigner la qualité du message qu’elles veulent transmettre… il faut que le sentiment d’avoir compris persiste quand on se repasse le message a tête reposée. Si cela marche, c’est gagné. Si cela ne marche pas, on s’est juste laissé une fois plus emporter par une impression, notre cerveau grand paresseux nous a encore bluffé, nous laissant penser qu’il s’était passé quelque chose, mais la chose s’est évaporée. Exactement ce qui se passe dans les jours qui suivent une séance de bachotage/ examen.